Grippe aviaire hautement pathogène H5N8 en Europe

Alerte: réintroduction du virus de la grippe aviaire hautement pathogène H5N8 en Europe

Dernière mise à jour le 22.01.2020

  Depuis fin 2019, pour la première fois depuis longtemps, de nouvelles infections d’un virus de l'influenza aviaire hautement pathogène de type H5N8 ont été détectées dans l’Union européenne.
Il s'agit d'un virus du même type que celui responsable de l’épizootie dans toute l'UE au cours de la période 2016-2018, avec de nombreuses infections tant dans les élevages de volailles et d'oiseaux que chez les oiseaux sauvages.
Pour rappel, à l’époque, ce virus avait également été détecté chez des oiseaux sauvages en Belgique et, par la suite, chez des éleveurs amateurs, qui ont été infectés principalement par l'achat d’animaux dans le circuit du commerce de volailles de hobby.

Dans cette nouvelle épizootie, la plupart des infections ont été détectées dans des élevages de volailles, principalement de dindes. L'hypothèse est que le virus a été introduit par des contacts avec des oiseaux sauvages infectés. En Pologne, un faucon sauvage infecté a été trouvé à proximité des foyers. En Slovaquie et en République tchèque, les infections ont été trouvées chez des éleveurs amateurs, mais aucun lien avec un élevage commercial de volailles n'a été trouvé.

À l'heure actuelle, 5 États membres ont notifié des infections : la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la République tchèque.

Toutes les infections se situent le long des routes de migration d'Europe centrale. Une seule infection a été détectée chez les oiseaux sauvages, ce qui peut indiquer que le virus y circule moins qu'à l’époque ou qu'il se comporte de manière moins agressive chez ces oiseaux. Cela signifie également que sa propagation chez les oiseaux sauvages ne peut être suivie sur la base de mortalité. En plus, il n'y a pas d'informations disponibles sur la situation et l'évolution de la grippe aviaire au cours de cet été en Sibérie, lieu de départ de la plupart des routes migratoires en Europe.
Il est donc possible que des routes migratoires autres que celles d'Europe centrale, y compris celles passant par notre pays, aient également été infectées.

Les mesures actuelles en Belgique sont strictes et suffisent pour gérer ce niveau de risque. Il n'est pour l'instant donc pas nécessaire de les renforcer. Vous pouvez les consulter sur notre site : http://www.afsca.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp.
Le secteur avicole doit cependant être très vigilant et appliquer rigoureusement toutes ces mesures.

La vigilance accrue pour la grippe aviaire qui est déjà en place depuis 2006 et qui a encore été renforcée suite aux problèmes liés au virus H3 doit être particulièrement suivie.
Concrètement, le traitement thérapeutique de volailles ne peut être entamé après les constatations suivantes que si des échantillons ont été préalablement soumis à la DGZ ou à l'ARSIA pour un examen de laboratoire :
  • une réduction de plus de 20 % de la consommation normale d'aliments et d'eau ;
  • une mortalité de plus de 3 % par semaine ;
  • une réduction de la ponte de plus de 5 % pendant plus de deux jours ;
  • des signes cliniques ou des lésions post-mortem suggérant une grippe.


Les % sont à interpréter au niveau de l’étable ou du compartiment et non pas au niveau de l'ensemble de l'exploitation.

Source AFSCA.BE