Fourmanoir-Solas (Horrues)

Fourmanoir Jean-Claude & Solas Bauduin d’Horrues

7eme Champion National Vitesse R.F.C.B    

6eme Champion Région Wallonne Vitesse L.C.B

Tel père, tel fils!

Tous les amateurs qui suivent quelque peu la colombophilie se souviennent des exploits réalisés par la colonie de Feu Emile Fourmanoir le grand champion d’Horrues, qui a joué terriblement fort, et trusté les championnats des sociétés de sa région depuis les années d’après-guerre  … jusqu’à son décès en février 2005!

Dans la lignée, Jean-Claude a repris le flambeau de son papa, bien aidé par son ami Bauduin Solas. Le tout se solde par une magnifique saison 2014.

 

Le binôme

Il est composé de Jean-Claude Fourmanoir (dit Moustique), 48 ans, fils d’Emile Fourmanoir, ouvrier débiteur/moulureur aux carrières de pierres Neufvilles, endroit où son papa a travaillé pendant 50 ans. JC s’occupait déjà des pigeons de son papa depuis 1976, et a joué en tandem avec celui-ci de 1980 à 2004. En 1990, pour la première fois, JC a renvoyé les points et formulaires pour les championnats les plus huppés de Wallonie et de Belgique avec au final la 1ere place au Championnat National « La Vie Colombophile », un titre qui sera reconduit en 1992.

Le T1 de l’équipe est Bauduin Solas de Soignies, 60 ans, colombophile depuis 1976, et qui en 1982 a réussi avec un certain succès sur des étapes mythiques comme Barcelone, Angoulême … Après avoir joué avec succès en tandem avec Jean-Jacques Nicaise, il sera contraint à un arrêt de jeu suite à une greffe des poumons. En 2012, il s’est toutefois associé avec JC, et même s’il n’a plus aucun contact direct avec les pigeons, il aide son ami moralement, mais aussi financièrement.

 

La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille …

En 2005, au décès de son papa et sous la pression de sa maman, JC dut se résoudre à vendre la totalité des pigeons de la colonie, ayant à peine eu le temps de sauver une tournée de jeunes placés dans une pièce transformée, qui à l’origine devait servir de deuxième salle de bain, rue général Buisseret.  En 2007, mise de tous les meilleurs à la reproduction, et redémarrage avec des pigeonneaux. En 2008, déjà 29ers prix, dont 24 avec les 12 veufs (9 juniors et 3 vieux). En 2010, ce furent hélas quelques évènements familiaux de taille qui vinrent ternir la passion de JC.

Fin 2013, suite au décès de sa maman, après beaucoup d’hésitation, Jean-Claude s’est lancé un énorme défi, soit racheter la part de ses frères et sœur et reprendre la maison de feu son papa Emile. Un fameux défi car si la maison est une bâtisse solide et saine, beaucoup de travaux de rénovation attendent notre l’ami!

Si les volières sont toujours fonctionnelles, la restauration en profondeur des installations magiques de son papa s’impose dans les pigeonniers en dur avec tuiles.

 

Le suivi de la colonie

Rien de plus basique. La nourriture est distribuée une fois par jour, soit fin de matinée, ou début d’après-midi suivant la pause au travail. Il en est de même pour les volées, et JC d’ajouter : « Quand on a de bon pigeons, ça suffit, même si par apport à certain professionnels, c’est un handicap, la valeur de la colonie permet de compenser ».

Les casiers des colombiers sont grattés une fois par jour, les planchers deux à trois fois par année. Le Dr Jonckers est consulté minimum une fois pour les vaccins obligatoires, et en cas de problème. Les veufs et jeunes sont particulièrement suivis en période de concours, en dehors des concours, Rien ! Les reproducteurs sont logés dans de magnifiques volières dans lesquels tout traitement est superflu. Si au passage en volière, un pigeon tombe malade, il est supprimé sur le champ. JC reste convaincu que les reproducteurs doivent élever le plus naturellement possible. Il en est de même pour les voyageurs qui passent la période morte également en volière, et sans cure non plus. C’est dit-il l’occasion de renforcer leur immunité naturelle, car si vous abusez de médicaments à ces moments-là, vous serez étonné qu’en saison, vous n’aurez plus l’effet attendu! Il ajoute que pour lui un crack n’est jamais malade dans de bonnes installations!

 

L‘année 2014

L’année 2014 fut de toute bonne qualité avec une belle pléiade de succès. Jean-Claude ne garde plus les résultats depuis quelques années déjà, ainsi il a par ailleurs du batailler ferme pour retrouver un exemplaire pour le contrôle à la fédération! Un début en fanfare, sur St Quentin  avec les 5ers dans 372 vieux (19/26 à l’entente « Marche-Nivelles »), le ton était déjà donné!

Au final, quelques beaux titres et belles places d’honneur dans les divers championnats où les points ont été rentrés, ainsi : 1er Champion Général Vitesse « Le Carrier bleu » Soignies, 1er Champion 2PM « Renouveau + Marche-Nivelles », 6eme Champion Vitesse Région Wallonne LCB, mais surtout 7eme Champion National Vitesse RFCB.

Deux individualités parmi d’autres!

BE 11-9096547 mâle bleu (12 par 10)

Saint-Quentin : 2/372

Saint-Quentin : 43/1070

Nanteuil : 33/598

Nanteuil : 27/1015

Nanteuil : 2/569

Nanteuil : 9/347

Nanteuil : 10/237

Soissons : 11/184

Nanteuil : 18/182

Nanteuil : 8/257

Nanteuil : 23/343

Jouy : 13/290

BE 11-9095155 mâle écaillé, direct Frederick Philippe

Saint-Quentin : 4/372

Soissons : 13/1202

Nanteuil : 37/501

Jouy : 21/775

Nanteuil : 3/355

Nanteuil : 4/366

Nanteuil : 3/107

Nanteuil : 1/2410

 

Nouveau départ en 2015!

Fin 2014, une sélection sévère a été opérée selon les principes du papa qui disait: « Il faut déjà en supprimer beaucoup pour en tuer un bon ». Ce sont 35 couples de reproducteurs et quelques nourriciers qui ont été installés dans les spacieuses volières de reproduction. On redémarrera la saison avec des jeunes à la nouvelle adresse chaussée de Lessines à Horrues.

La colonie repose toujours actuellement sur les bonnes vieilles souches de Feu Emile Fourmanoir, ainsi pour certaines, cela fait plus de 50 ans qu’elles sont cultivées (Spinette de Soignies, Foucart de Montignies, Dubois de Grobbendonk, Pauwels de Herne, Debieve d’Hornu. Longévité et robustesse sont les qualificatifs des pigeons Fourmanoir.

Depuis 2009, JC a introduit quelques nouvelles origines, la colonie devenant  trop consanguine. Les  nouveaux sont : la crème de la colonie Bauduin Solas (Carteus, Deneufbourg), le « Barcelone » et sa maman (mère du 93eme Nat. Perpignan 2013), des Vandenberghe A/L Luc de Ronquieres, Frederick Philippe de Lens (plus grand concurrent du tandem Fourmanoir dans les années 90, et depuis un des plus grand ami colombophile de « Moustique »), origines Engels JJ, Defrene de Onoz, Motte de Godinne, Weemaels-Torsin de Huizingen, Luyx de Pepingen, Imbrecht Philippe.

Le but est de constituer une colonie « all-round ». Pour JC, tous les concours sont beaux à jouer, avec une préférence pour les deux extrêmes, la vitesse (pour pouvoir jouer toutes les semaines à la bonne saison) et le fond (les concours mythiques tels que Barcelone, Perpignan …) pour l’émotion que cela suscite, quand on réussit bien sur!

Les pigeons sont mis en loges dans les sociétés où JC peut avoir une entière confiance au personnel ; les sociétés de Soignies et Marche sont pour le moment ses préférences.

 

Questions/réponses 

Quelles sont vos ambitions pour 2015 ?

JC : « Contrairement à mon Papa qui était certes un colombiculteur hors du commun mais  avant tout un joueur, moi ma vraie passion, c’est l’élevage. C’est ma motivation première, rien ne me fait plus plaisir que lorsque l’on me recontacte pour me dire que l’on a fait ça des exploits avec les jeunes acquis chez moi, et cela arrive tout le temps, même au plus haut niveaux national! Je  suis donc heureux dans ma passion et, croyez-moi, il y a longtemps qu’il n’y a plus eu ça dans les volières magiques de la chaussée de Lessines à Horrues. Je dois remettre le plus rapidement possible la colonie sur rails dans les installations magiques de mon papa, un grand défi, mais avec peut-être l’aide d’un ou plusieurs amis, cela devrait aller ».

 

Les membres de votre famille sont-ils impliqués dans l’aventure ?

JC : « Mon T1 ne peux plus avoir de contacts avec les pigeons, ma fille Inès adore nourrir les pigeons avec son papa, Emilie de temps en temps aussi, je ne force pas. Comme mon papa, je suis le seul de ses 5 enfants à avoir des pigeons, mais un fils à mon frère adore aussi les pigeons,  il en a ailleurs quelques un qui volent chez son papa, mais il habite un appartement à Bruxelles.

Heureusement, j’ai ma femme qui m’aide de temps en temps, mais ce n’est pas facile pour elle non plus. J’aurais voulu avoir un vrai associé pour m’aider dans les soins journaliers, malheureusement, je ne trouve pas de personne suffisamment disponible et motivée. Merci quand même à Rudy Debacker et Michael Verbeeck qui m’ont beaucoup aidé dans les moments les plus difficiles, ce sont aussi des amis. » 

 

                                                                                                                Daniel Jordan